
Inspiré par des modèles civils de sport ou de travail, il s'écarte totalement des concepts qui prévalaient alors, donnant priorité aux
effets martiaux et de belle allure dans les défilés.
Le Field Jacket est de couleur kaki clair tirant sur le beige, fabriqué en popeline de coton imperméabilisée avec doublure de
flanelle kaki. Plus long qu'un blouson ordinaire, il descend en dessous de la taille. Il ferme sur le devant par une fermeture à
glissière recouverte d'une bande de tissu se boutonnant par cinq petits boutons en matière plastique.
Le col ouvert rabattu peut enserrer le cou grâce a une patte boutonnable.
Deux poches, une de chaque coté, sont placées en biais au dessus de la taille.
L'ampleur et l'aisance du vêtement sont données par deux vastes soufflets disposés de chaque coté du dos ainsi que par
deux pattes réglables au bas du vêtement. Trois petits boutons, parfois une boucle, permettent le réglage.
Les pattes d'épaules sont cousues tout en haut de la manche et fixées au niveau du col par boutonnage.
Avec le Field Jacket est porté réglementairement un pantalon de lainage léger de couleur "moutarde" avec doublure en toile
blanche. Lui aussi de coupe très civile, ce pantalon n'offre aucune particularité dominante. Quatre poches y sont disposées :
deux sur les côtés et deux derrière avec rabat a bouton.
Il se porte avec une légère ceinture de toile ou avec des bretelles.
Sous le blouson, le G.I. porte une chemise de lainage kaki s'enfilant à la manière d'une veste. De bonne qualité et bien coupée,
cette chemise porte sur le devant deux poches plaquées avec rabats à boutons. La façon spéciale de l'encolure permet le port
col fermé ou col ouvert avec un plastron couvrant la gorge. Par temps froid, un pull-over de tricot vert olive foncé peut être revêtu.
Le col montant haut, fermé par cinq boutons, protège très efficacement le cou.
"Fatigue-dress" :
Conçue à l'origine pour le travail et l'entraînement, c'est une tenue en trois pièces - veste, pantalon et casquette - fabriquée
en forte toile de coton croisé dit Herringbone Twill (tissage en forme d'arrêtes de poissons), très robuste, de teinte vert olive.
La veste porte deux immenses poches à soufflets de chaque coté de la poitrine et se ferme sur le devant par cinq boutons
métalliques ornés de 13 petites étoiles, une patte de toile intérieure renforce la fermeture et forme plastron a l'encolure.
Le pantalon dispose lui aussi de deux vastes poches "cargo" à rabats boutonnés disposés sur les cuisses.
La casquette complétant cet ensemble à la forme d'une coiffure de mécanicien avec deux trous d'aération sur les cotes.
Elle est confectionnée dans le même genre de tissu.
En été le Fatigue-dress était utilisé au combat. Les soldats appréciaient surtout le pantalon en raison des ses deux grandes
poches qui permettaient notamment d'y loger les
boites de rations K"Combat Footgear"
Le soldat U.S. en campagne est dote des chaussures qui lui donnent une démarche souple et silencieuse.
Fruit de longues études et expérimentations, elles apportent, elles aussi, une innovation dans l'habillement militaire avec la
suppression des semelles cloutées et leur remplacement par une semelle sandwich comprenant successivement :
une partie caoutchouc à stries antidérapantes, une lamelle d'acier et une semelle cuir en contact avec le pied.
Le tout est assemblé par coutures et petits clous de laiton. L'ensemble des parties composant le dessus de la chaussure est
bâti avec quadruple coutures. Une graisse spéciale distribuée à la troupe permet d'imperméabiliser le cuir au moyen d'applications
fréquentes.
Avec ces chaussures sont portes les "leggins M. 30." Ces hautes guêtres de toile kaki clair se lacent sur le coté par huit
crochets avec œillets correspondants. Un sous-pied à boucle assure la fixation à la chaussure. La pantalon est enfilé dans
la partie supérieure du leggin puis rabattu après bouclage du lacet de réglage. L'ensemble n'est guère esthétique, mais offre un
bon maintien de la jambe et de la cheville. Si l'assujettissement chaussures - leggins est correct, le soldat doit pouvoir traverser
un gué jusqu'a mi-mollets sans infiltration d'eau.
A partir de 1943, les brodequins sont remplacées par un nouveau type de chaussures supprimant l'emploi des guêtres, les brodequins modèle 1943 qui comportent une jambière fermant par deux boucles à ardillon (préfigurant les "rangers" utilisées plus tard dans l'Armée française...)

Unique en son genre a l'époque avec ses deux parties lourde et légère s'emboîtant l'une dans l'autre, il est le résultat d'un long
travail de recherche commencé en 1932. A cette époque, un fabricant de casques de football américain - John T Riddel de
Chicago - propose au Q.M.C. son système breveté de coiffe réglable par sangles de cuir et toile permettant la fabrication
standard d'une taille unique, éliminant ainsi les problèmes de pointure lors de la dotation à la troupe.
Après de nombreuses expérimentations, destinées à homologuer la matière destinée à la coque du casque léger,
c'est finalement la fibre agglomérée qui fut retenue pour la grande série bien que de petites quantités de casques en plastique
aient été mises en service.
De forme très étudiée, le casque M-1 offre une excellente protection par son profil et la qualité de la tôle d'acier employée.
Le casque lourd porte, soudées sur les rebords intérieurs, deux pattes fixes - ou articulées suivant les modèles - sur lesquelles
sont cousues les deux parties de la jugulaire en toile de coton tressé, la courte à gauche, la longue à droite.
Elle s'agrafe sur le coté du visage avec une griffe d'acier on de laiton.
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Casque M1 recouvert avec filet de camouflage 1er type britanique
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Afin d'éviter de graves lésions à la nuque en cas de choc frontal violent, les G.I'S ont pris l'habitude de laisser les jugulaires
pendantes ou les fixer relevées sur le rebord arrière du casque.
Le casque M.1 est peint kaki vert olive, avec peinture granitée anti-reflets pour le casque lourd. On y trouve parfois peints les
insignes de division sur le devant ou les cotés, les marques spéciales de la Military Police, service de santé ainsi que les grades.
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Patch de la 3ème IDUS apposé sur les deux cotés d'un casque lourd
Les GI’S en campagne utilisent le casque lourd pour de nombreux usages: petite toilette matinale et lavage du linge de
corps, réchauffage des conserves au bain-marie et bien d'autres encore...
Le casque léger fait office de coiffure de repos, en arrière du front, bien commode pour se protéger la tête du soleil,
ou de la fine pluie.
Plusieurs types de filets de camouflages sont utilisés, tous de genre filet de pêcheur, de teinte kaki au cordage naturel
avec mailles plus ou moins grandes suivant les types. Le filet se fixe au casque par un cordonnet circulaire ou le plus souvent
en le pinçant entre le casque lourd et le casque léger. Fin 1944 un modèle réglementaire de filet de camouflage est distribué,
Il est livré avec un bandeau élastique permettant d'accrocher des feuilles ou des branchages autour du casque.
(Pour plus de détails sur les différents modèles successifs de casque US, voir la page spéciale Le Casque M 1 )
EQUIPEMENT INDIVIDUEL
Les soldats américains sont dotés d'équipements en forte toile de colon tresse, légers, faciles a entretenir et moins
coûteux à produire. A part des modifications de détails et l'apparition de pièces nouvelles, le principe des équipements
U.S. de 1944 reste, dans son ensemble, le même qu'en 1917.
La principale originalité de cet équipement réside en un système bien spécifique d'accrochage de ces divers éléments :
Il s'agit d'une attache à doubles crochets, espacés de 65 mm, en gros fil d'acier ou de laiton de 3,3 mm de diamètre
qui permet de suspendre pelle, gourde baïonnette et autres au ceinturon ou aux sacs grâce à deux œillets métalliques à
l'espacement adéquat.
Ce système astucieux laisse ainsi les pièces encombrantes osciller librement en suivant les mouvements du soldat et évite les
coulissements intempestifs comme c'est souvent le cas sur les ceinturons de cuir.
Le ceinturon- cartouchière,

pièce maîtresse du harnachement de combat, est confectionne en toile comme décrit ci-dessus. La boucle est en acier ou en
laiton noirci et, se verrouille par torsion des extrémités du ceinturon et emboîtement d'un ergot en forme de T.
Des oeillets métalliques sont disposés sur les pourtours, en bas, pour l'arrimage du fourniment, et en haut
pour y accrocher les mousquetons des bretelles de suspension ou du havresac.
Le réglage en longueur se fait par un système de boucles placées a l'arrière.
La partie cartouchière proprement dite se compose de dix pochettes, cinq de chaque coté recouvertes chacune par
un rabat à bouton-pression. Le fantassin emporte ainsi dix clips de fusil Garand avec huit cartouches par clip.
En supplément sont parfois distribuées des cartouchières simplifiées formées d'une bandoulière de toile légère pouvant
contenir six clips.
Sont suspendus au ceinturon-cartouchière : une petite sacoche à pansements de première urgence a l'arrière droit,
la gourde a l'arrière gauche (si l’on suit le règlement officiel ce qui était loin d'être toujours le cas ! ! !).
L'outil individuel y trouve aussi sa place, en principe du coté gauche pour ne pas s'entrechoquer avec la crosse du fusil.
Les bretelles de suspension sont formées de sangles de toile élargies aux épaules et croisées dans le dos.
Les parties avant, réglables par boucles, se dédoublent devant l'épaule en forme de V inversé.
Il y a six points d'attache an ceinturon : deux dans le dos, deux devant et deux sur les cotés.
Au point de départ du dédoublement des parties avant se trouvent des anneaux pour l'arrimage d'objets divers,
la grande musette peut être portée en havresac en y fixant les mousquetons de sa bretelle amovible.
Gourde
Elle est de style bonbonne avec coupe horizontale en forme de haricot.
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Contenance : 90 cl (ce qui est un peu juste pour un soldat en campagne). Un grand quart de même profil que celui de la
gourde s'emboîte sous celle-ci jusqu'a mi-hauteur. La poignée en équerre est repliable et s'immobilise grâce à une petite
clavette en tôle. Le bouchon à vis, maintenu par une chaînette, est en métal pour les modèles anciens, en bakélite noire
pour les récents.
La gourde et son quart se logent dans un étui de toile kaki, garni de feutre pour humidifier et tenir frais.
Deux rabats maintiennent le tout en place grâce à deux gros bouton-pression "lift the dot" qu'il suffit de défaire pour
sortir la gourde de l'étui.
L'accrochage au ceinturon se fait par attache à double crochet.
Outils individuels
Le G.I. de 1944 dispose soit de la pelle M. 1910 ou M. 1943, soit d' une pioche démontable ou encore une hachette, chacun de ces
outils disposant d'une housse en toile munie du double crochet standard
La pelle modèle 1910 est en fer de forme ogivale avec un manche bois et une poignée en forme de T, assemblage par armature
rivée.
L' étui de toile est de même dessin que le fer. Une petite courroie entoure le manche de la pelle et la maintient pour le
transport qui, à l'origine, était prévu par fixation sur le sac d'assaut.
Suspendu au ceinturon, par l'attache double solidaire de I'étui, cet outil présente par la forme de sa poignée un grave inconvénient
car le T a une forte propension a s'accrocher dans les taillis et fils barbelés.
La Pelle-pioche modèle 1943 est une réalisation plus moderne s'inspirant d'un des modèles utilisés par l'armée allemande.
Elle se distingue par un fer rectangulaire avec une pointe de travail triangulaire. Le fer est rendu mobile grâce a une grosse virole
qui permet trois positions :
> en prolongement pour creuser ;
> à angle droit pour piocher ;
> rabattue pour le transport.
Le manche de bois est galbé a l'extrémité pour la prise en main. Le port s'effectue en étui de toile. La pelle, fer replié, est enfilée
par le haut et maintenue en place par un rabat a bouton pression. L'arrimage au ceinturon (ou au sac d'assaut) se fait par attache
double.
ARMEMENT
Le Fusil
L'infanterie U.S. est dotée depuis 1936 du fusil Garand M. 1 (Garand semi-automatic rifle) tirant la munition U.S. calibre 30
(7,62 mm).
Ici présentés : fusil Garand, boite de cartouches de cal 30.06 (7,62mm), clip garni de 8 cartouches et une bandoulière porte munitions
(ces bandoulières étaient portés en supplément de la dotation portée au ceinturon)
Cette arme très moderne est sure, puissante, robuste, et jouit de toute la confiance du fantassin américain.
Elle offre la particularité de pouvoir tirer huit coups à la suite sans manœuvre d'un levier d'armement par le tireur
(à la différence du fusil a verrou mauser K98 allemand).
Les huit cartouches sont pré emboitées en quinconce sur un clip d'acier à ressort et le tout se loge dans le magasin du fusil.
A l'épuisement des munitions, le clip vide s'éjecte automatiquement et la culasse reste ouverte, prête à l'introduction d'un
nouveau clip rempli. Mis à part le GW 43 Allemand qui n'a été fabriqué proportionnellement qu'en faible quantité, aucune armée
au monde ne possédait un fusil de grande série offrant ces perfectionnements.
Pour en savoir plus, voir l'excellent article de Christophe Ancel > http://documents.webmaestru.net/garand/
Baïonnette
Sous le canon du fusil Garand s'ajuste la baïonnette M1 Mle 1943

Baïonnette M1 et son fourreau
qui est en fait une extrapolation par raccourcissement et plaquettes nouvelles (ébonite au lieu de bois) de l'ancienne baïonnette
Mle 1905. Le fourreau de teinte kaki vert est réalise en toile bakelisée et se fixe au ceinturon (ou au sac d'assaut) par le crochet
double.
Carabine M 1

En 1938, l'armée requiert une arme légère pour une utilisation par les officiers, sous officiers, chauffeurs, mitrailleurs lourds,
éclaireurs et autres qui trouveraient en un fusil quelque chose d'encombrant. La Carabine M1 entra en service en 1941,
6 millions d'unités furent produites avant la fin de la guerre
Fonctionnant en tir semi automatique avec réarmement par emprunt des gaz, elle est alimentée par chargeurs de 15 coups et
tire la munition de calibre 30 M1 (7,62 mm)
Maniable et très légère par rapport au fusil, elle sera très appréciée.
Grenades
La grenade défensive MK2 A1 utilisée par l'armée américaine est un modèle classique "à cuillère", fortement inspirée dans sa
forme et son mécanisme par la grenade défensive F1 Modèle 1916 de l'armée française. Elle disposait d'un corps en fonte coulée
dentelé de façon à projeter davantage d'éclats au moment de l'impact. Le TNT devait à l'origine servir d'explosif, mais face à la
pénurie au début du conflit, on lui substitua un composé de nitrate d'amidon. Son rayon d'efficacité était de 10 mètres,
mais ses éclats pouvaient être mortels à 50 mètres.

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Type |
Grenade |
|
Fonctionnement |
Dégoupiller et lancer ! |
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Explosif |
3/4 oz. de nitrate d'amidon (22,5 g) |
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Délai retard |
4-5 sec |
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Portée |
10 à 35 mètres |
|
Masse |
0,64 Kg |
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Longueur |
14 cm |
Grenades à fusil
La grenade Mk 2 peut aussi être tirée avec le fusil au moyen d'un adaptateur M 7 ou avec la carabine avec le manchon M1
Cet adaptateur permet aussi le tir de la grenade à fusil M9A1 à une distance de 150 mètres
<manchon
lance grenade M 7

Ici représentés de haut en bas et de gauche à droite,
l'adaptateur M 7 fixé sur le canon du fusil Garand, une grenade à fusil M9A1 et une grenade à main Mk2 fixée sur l'adaptateur M1 permettant son lancement avec le fusil
INSIGNES ET ATTRIBUTS
<lien vers page plus détaillée avec photosL'unique marque extérieure de reconnaissance d'unité du fantassin au combat est I'insigne de division en tissu (patch) cousu
en haut de l'épaule gauche du blouson et de la chemise ou peint sur le casque (pratique courante dans la 3ème IDUS)

<
Patch tissu cousu sur les uniformes
En revanche, dans les autres divisions, la présence de ce badge est loin d’être systématique ; la plupart du temps,
le fantassin américain est totalement anonyme dans sa tenue standardisée. Sauf les marques de grade (et encore pas toujours !)
pas de liserés, pas d'écussons numérotes, rien qui puisse le différencier d'une autre unité ou d'une autre arme.
Chaque régiment possède aussi un insigne de couleur en métal émaillé (crest) :

La couleur dominante est en principe celle de l'arme : bleu ciel pour l'infanterie, rouge pour l'artillerie, jaune pour la cavalerie etc...
Cet insigne se fixe par agrafe ou petit écrou moleté sur le revers de poche de la tenue de sortie. En campagne, cet insigne est
parfois porté sur le calot.
Bibliographie pour en savoir plus :
>Army Service Forces QM 3-1 : List of items for troop issue enlisted men's clothing & equipment - may 1946
>Le GI de la Libération 1944-45 par Jean Bouchery, Militaria Magazine n°2
>Le brodequin du soldat américain (2) par Philippe Charbonnier, Militaria Magazine n°162
>GI guide du collectionneur par Paul Henri Enjames, Histoire & Collections Editions
>Le casque M-1 guide historique et technique par Régis Giard et Frédéric Blais, Histoire & Collections Editions
> Descriptif GI'S interactif (photos de la galerie analysées sous l'angle uniformologique...)
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